En trek, à la découverte de la Vallée de Kathmandu

Publié le par CincoTierras

Les 3 jours de trek ne nous ont pas amenés vers des cols d'altitude ni vers la haute montagne, nous avons choisi de nous concentrer sur la Vallée de Kathmandu. Nous optons pour la facilité en partant pour un circuit avec une agence et donc avec un guide. Lors de la réservation, on nous annonce que finalement nous aurons guide et porteur, chose non nécessaire à première vue, vu que nous laissons les gros sacs en ville et avons juste sur le dos nos affaires pour 3 jours. Dès le départ, nous ne savons pas trop qui du guide ou du porteur joue quel rôle, la guide étant plus que taiseuse, à la limite de la mauvaise humeur, pas grande sportive non plus, se plaignant du froid et de la fatigue. Le porteur devient donc pour nous le guide et nous apprenons par après qu'il s'agit de père et fille. Vu qu'on nous a assigné un porteur, Valérie a le luxe de ne pas porter son sac à dos et on y laisse aussi le pic-nic, les fruits et l'eau. 3 jours durant, la promenade nous mène entre 1400 m et 2000 m, avec environ 5h de marche par jour, les 2 premiers jours et 3 heures le dernier. Par moment, le dénivelé se fait sentir un peu dans les jambes mais surtout dans le souffle (disons que ça découle malheureusement du fait que mal de gorge, début de toux et petite sinusite sont aussi de la partie – ah les joyeux aléas des voyages sac à dos!). La traversée de nombreux villages à flanc de coteaux ou sur les crêtes boisées nous permet de découvrir la vie campagnarde. Vie ici rythmée par le soleil et la chaleur qu'il apporte, par les activités agricoles – seule activité économique - , par l'eau qu'il faut aller chercher ou le petit bois qu'il faut récolter. Partout des sourires, des Namaste ou des Hellos timides des enfants, témoignage omniprésent de l'extrême gentillesse des Népalais. Les jeans de la ville sont remplacés par des tenues plus typiques. Pour les femmes: une longue tunique colorées avec brillants ou parfois des petits miroirs, sur un pantalon long un peu resserré vers les bas. Le tikka (3ème oeil) rouge et souvent une ligne supplémentaire, aussi rouge, à la raie des cheveux ainsi qu'un foisonnement de bijoux: colliers, bracelets, boucles d'oreilles ou encore, mais souvent pour les dames plus âgées, boucles dans le nez; L'habillement des hommes est moins flagrant, peu portent la tunique / pantalon resserré, par contre la génération des anciens garde en tradition le port du petit chapeau traditionnel, difficile à décrire, dans les tons de bleu/rose layette. Pour les enfants, simplicité et facilité déconcertantes: l'uniforme scolaire. Nous sommes agréablement surpris de voir que même dans ces villages un peu reculés (nous ne sommes pas non plus à 10 jours de marche de la vie citadine), il y a de nombreuses écoles. L'une de nos pauses à midi se passera d'ailleurs dans l'enceinte d'une école, chouette moment de partage avec ces enfants sages, récitant en choeur et par coeur, leurs leçons, majoritairement en anglais. C'est vrai que finalement le niveau de connaissance de l'anglais, si on laisse l'accent de côté, est assez élevé pour un pays de ce niveau de vie et d'éducation. Les paysages qui se sont offerts à nous sont magnifiques, impressionnants, revigorant, surtout lorsqu'au détour d'un chemin entre les pins, on aperçoit pour la première fois, la chaîne himalayenne, avec ses sommets de plus de 7000 mètres. Ce n'est pas pour rien que le Népal est surnommé 'Le Toit du Monde'. Son sommet, l'Everest et ses 8850 mètres, n'est pas loin mais nous n'aurons pas la chance de l'apercevoir. La Vallée de Kathmandu, de part son relief, est réellement partout à flanc de coteaux et tout y est construit en terrasses; ce qui donne une touche spectaculaire dans un camaïeu de tons verts, beige, bruns avec les cimes enneigées d'une blancheur étincelante sur fond de ciel bleu. Quelques scènes villageoises nous mettent des images plein les yeux qui resteront graver sur la rétine mais pas sur pellicule; pour ne pas déranger cette harmonie dans cette zone très peu contaminée par le tourisme et même si les Népalais ne sont pas réticents à être pris en photos (au contraire, parfois, c'est eux qui le demandent et ce, sans contrepartie aucune), je choisis la discrétion. Les maïs qui sèchent au soleil, les fourrages rangés en forme de petite hutte, une mamy qui lavent les épinards au seul robinet du village, une ado qui fait la vaisselle, une toute frêle jeune fille qui porte sur son dos une énorme cruche d'eau que j'aurais du mal à soulever, un papy qui étalent les graines de moutarde de ses nus pieds, des enfants jouant avec les petites chèvres toutes craquantes avec leurs longues oreilles ou les mini poussins, des jeunes hommes qui jouent aux cartes. En marchant, on a tout le loisir de s'imprégner en douceur, en profondeur des couleurs, des odeurs, des impressions, de la vie qui nous semble à des décennies de celle que nous connaissons. Durant le trek, nous avons aussi visité 2 sites: Namo Bouddha et Changu Narayan, leurs richesses mérites un article séparé.
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