Cinco Tierras: cinq terres d'Amérique Latine: de la ligne imaginaire de l'Equateur jusqu'à la Terre de Feu.

Durant les mois à venir, vous pourrez suivre les préparatifs de notre voyage.

Dès septembre 2007 et jusqu'en février 2008, place aux choses sérieuses: ce blog vous relatera nos aventures en Equateur, Pérou, Bolivie, Chili et Argentine.


Tristan & Laurence

Argentine

Vendredi 17 août 2007
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Par Tristan & Lo
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Samedi 29 décembre 2007

Salta, notre première étape argentine et la boucle vers le nord  16/12-22/12/2007

L’arrivée au Chili nous avait impressionnée mais San Pedro de Atacama n’était finalement qu’un village touristique aux ruelles de sable bien poussiéreuses.

Salta c’est une ville, une grande, une vraie, notre première halte en Argentine.

Le bus qui nous y amène est nickel et nous retrouvons pour la première fois depuis des semaines, voire des mois une route à 4 bandes!

A Salta nous logeons dans une hostal vraiment agréable avec une grande cuisine équipée à notre disposition.  Nous en profitons pour faire notre popotte et dévalisons 2-3 fois par jour le supermarché.   On retrouve la vie “à l’europénne”.

Salta, comme on dit ici, a “una buena onda”; ce que nous pouvons traduire par “sympa, bonne ambiance, cool”.  Même si nous n’y avons fait rien d’extraordinaire, on s’y sentait bien. 

SaltaSalta

 


On s’y repose, on flâne dans les rues commercantes (à 22h on se croirait Rue Neuve un premier jour de soldes…), nous goûtons aux glaces et vins argentins, profitons du soleil et de la chaleur.  La belle vie quoi!  Sauf qu’à notre grand désespoir nous devons passer pas mal de temps plongés dans nos guides de voyage et sur internet pour programmer la suite du voyage.  La haute saison a démarré, tous les Argentins sont en vacances pour plus de 2 mois.  Nous réservons donc les hôtels en Patagonie, quelques trajets en bus et 2 vols qui nous feront éviter 40 heures ou plus de bus.

Le centre de Salta est bien agencé, la place et ses platanes ont un petit air de Provence.  Du sommet du Cerro San Bernardo, nous découvrons que la ville n’est pas si petit qu’elle en a l’air.  Pour atteindre ce Cerro, profiter de la vue et d’une belle ballade à l’ombre, nous suons dans le téléphérique et pas seulement de chaleur (et oui, le vertige nous guette à chaque envolée).

Salta

Après notre pause Salténienne, nous avons pris la route vers le nord pour la Quebrada de Humahuaca.  Cette région du nord-ouest argentin est assez atypique, c’est une Argentine dans l’Argentine.  La route principale quie la traverse mène à la frontière bolivienne , ce qui se ressent rapidement dans l’architecture des villages, dans la nourriture, la population et les transports.  Le confort minimum et les horaires ont pour nous un petit goût de “déjà-vu”.

Les anedoctes se suivent…
Un quart d’heure avant le départ prévu du bus, au guichet, ils ne veulent pas nous vendre de ticket: “on vous vendra le ticket quand le bus arrivera” – ce qu’il faut  traduire par “on ne sait pas quand le bus arrivera et on ne sait d’ailleurs même pas s¡ ce bus arrivera vraiment”.
Ou encore…Non non ne payez pas maintenant (en montant dans le bus comme tout le monde le fait), vous paierez plus tard?!?  On se demande bien évidemment pourquoi et voulant éviter une arnaque, questionnons notre voisine sur le prix du ticket.  Cette dernière ayant payé 6 pesos, au moment de descendre nous avons les 12 pesos en main mais le chauffeur ne nous prend que le billet de 10 pesos sans pour autant nous remettre le boleto.   Il a trouvé l’astuce pour arrondir ses fins de mois ce chauffeur.  La différence ici c’est que ce n’est pas  le touriste qui est arnaqué (bien au contraire) mais la compagnie qui emploie le chauffeur!

Cette boucle tout au nord ouest de l’Argentine nous conduit d’abord  à Humahuaca, au bout de la Quebrada/Canyon du même nom.  Le village nous décoit mais nous admirons bouche bée les paysages environnants.  La Quebrada, justement par la beauté de ses paysages ainsi que par son rôle historique dans l’histoire du pays (principalement culture pré-inca)  figure au Patrimoine de l’Humanité.   La Quebrada est une suite durant des kilomètres entiers de roches érodées aux magnifiques et diverses couleurs.  La partie la plus colorée est celle de la Montagne aux sept couleurs à Purmamarca.

Pumamarca - La montagne aux 7 couleurs

Notre camp de base pour les 3 jours de visite de la Quebrada se situe à Tilcara.  Un village adossé aux montagnes colorées, aux rues et ruelles pavées à l’ancienne ou pas pavées du tout.  Perdu  dans la nature, par endroit flotte un petit air de Bolivie mais en même temps, cela nous parait surréaliste d’y trouver des boutiques dignes de certaines de la Rue Dansart ou encore des vrais restos avec nappes et serviettes en tissus… Nous nous y sommes d’ailleurs offert un super dîner bien arrosé – après nos semaines  de “soupe-riz-poulet”: un vrai régal!

Ici nous sommes partis vers des profondes gorges : La Garganta del Diablo et avons visité les ruines d'un village pré-inca, des ruines envahies de cactus ou était-ce des cactus envahis de ruines? 

Tilcara

Après les beautés du Salar de Uyuni et du Sud Lipez bolivien, nous étions un peu blasé, peut-être un peu fatigués aussi de voyager, nous devions faire un effort pour ne pas trouver tout “bof” mais avec le recul de quelques jours, cette boucle dans le nord ouest argentin vaut le détour.

Nous avons passé juste au nord de Tilcara le Tropique du Capricorne…une ligne imaginaire en plus.  Que de kilomètres et journées parcourues depuis l’Equateur.  Mais ce n’est pas fini, il nous reste d’ici encore plus de 4.500 km à parcourir avant d’atteindre Ushuaia, le point le plus septentrional de notre périple, nous y serons fin janvier.

Par Laurence et Tristan
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Dimanche 30 décembre 2007

Cafayate et la Quebrada de las Conchas – Noël au soleil 23/12-26/12/2007

Cafayate est un bon mot pour expliquer l'Espagnol pratiqué en Argentine.  Les “y” et les “ll” se prononcent “ch” donc CafaCHate…Il faut s’accrocher pour comprendre mais on s’y habitue.

Nous choisissons de rester quelques jours à Cafayate et d’y passer Noël.   Ce qui s’est avéré un choix vraiment juidicieux car on a tout simplement adoré cette petite bourgade tranquille.  L’ambiance à l’hostel nous convenait aussi à merveille.  Avec Laura (allemande), Virve et Jampa (finlandais), nous passons les 24 et 25 décembre calmement.  Pas comme les Argentins qui font la fête jusqu’au petit matin la nuit du 24 au 25: feux  d’artifice, musique à fond à la discothèque,…un peu comme chez nous le 31! 
Le supermarché du coin n’est pas le Cora, le Carrefour ou le Delhaize mais nous y dénichons de quoi faire un apéro digne de ce nom: toasts au saumon, olives, fromage de chèvre, une bonne bouteille de blanc!  En plat principal ce sera un peu moins alléchant: pasta al dente con salsa de tomate y oregano  – quoiqu’à l’italiano-espagnole ça sonne mieux, non?

Cafayate fait partie des endroits de vacances de prédilection des argentins; entre autres pour les nombreuses caves et vignobles se trouvant ici.  Les plus connus sont le Torrontes (blanc) et le Cabarnet (rouge).   Nous n’avons pas fait le tour des caves (on garde cela pour Mendoza) mais avons goûté une spécialité locale à base de vin: les glaces.  Déroutant mais très bon, surtout celle au vin blanc Torrontes.  Les glaces de Miranda font la une de tous les guides touristiques et un écrivain de la région lui a même dédié un poème, on le comprend!

Cafayate


Cafayate peut être synonyme de repos tout comme synonyme de “sport & aventure”.  Le jour de Noël pendant que vous étiez en train de déguster foie gras, saumon, champagne et autre gibier, nous sommes partis explorer le Rio Colorado à la recherche de ses cascades.  Costaude balade durant laquelle nous avons traversé des dizaines de fois la rivière (en essayant de ne pas tomber dedans), sauté d’une pierre à l’autre, escaladé des rochers…en remontant le cours d’eau pendant plusieurs heures les gorges se font plus étroites et plus hautes créant ainsi des bassins et cascades.  L’eau était trop froide pour un vrai plongeon et ce malgré les 30º de l’air ambiant.

CafayateRio Colorado - CafayateCafayate


Ces 30º et plus nous accompagneront aussi le lendemain durant 50 km en VTT.  Le bus local nous dépose à la Garganta del Diablo et nous rejoignons Cafayate à vélo en traversant la Quebrada de Las Conchas (Canyon des Coquillages).  Les paysages sont une fois de plus vraiment grandioses.  Au milieu des montagnes de roches rouges serpente une rivière et ses rives très verdoyantes.  Superbe journée … mais épuisante!

Quebrada de las conchasQuebrada de las conchas


Nous quittons Cafayate à regret mais il faut bien avancer.  Pour rejoindre notre prochaine halte, Villa Union et ses parcs nationaux – un long et fastidieux trajet nous attend: 28 heures (dont 11 heures d’attente à Tucuman).

Par Laurence et Tristan
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Lundi 31 décembre 2007
2008

Depuis aujourd'hui 31 décembre 2007, nous sommes à Mendoza.

Nous y passerons le Réveillon avec un barbecue au bord de la piscine de notre hostal.

Passez un bon réveillon et d'avance une bonne année 2008 à tous et toutes.

Merci pour tous vos messages et bons voeux.

Tristan et Laurence
Par Laurence et Tristan
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Mercredi 2 janvier 2008
Parc national de Talampaya - au départ de Villa Union  27/12-30/12

Après bus, attente, bus & re-bus,  notre destination  est atteinte: Villa Union.
Nous y séjournerons entre Noël et nouvel an. D'ici nous comptons visiter les 2 parcs nationaux de Talampaya et Ischigualasto.

Villa Union est encore plus paumée qu'on ne le pensait.  Il n'y a pas de bus locaux pour aller aux parcs, les horaires des bus pour quitter la ville nous font arriver a des heures pas possibles au milieu de la nuit, pas un resto n'est ouvert a midi et rien n'est ouvert entre 13h et 18h.  Ici tout le monde respecte la sieste, normal avec avec des températures au dessus des 35 degrés. La seule agence de voyage n'organise rien vers les parcs. Il n'y a aucun autre touriste a des km a la ronde. En résumé: sans voiture et en basse saison, c'est vraiment galère de visiter les parcs.  Nous ne verrons donc que celui de Talampaya.

Pour finir, nous décidons de nous rendre tôt le matin en taxi jusqu'a l'entrée du parc Talampaya situé a 60km.
Nous allons de surprise en surprise.  En effet, pour effectuer la promenade à pied dans le canyon, il faut un véhicule pour se rendre au point de départ 15km plus loin - notre taxi est évidemment reparti depuis longtemps. L'autre circuit à pied n'est pas exploité par la meme société et leur point de départ est éloigné de 10 km également.

Finalement seul le circuit en mini-bus est réalisable. Le guide n'est pas passionant mais malgré tout nous avons un bel apercu du canyon. Le rouge de la pierre contraste avec le vert des quelques arbres égarés. Par endroit, les parois verticales atteignent les 150m de hauteur. D'autres falaises érodées par l'eau font penser a des cathédrales gothiques. Les échos de nos voix et les cris des oiseaux résonnent jusqu'a 3 ou 4 fois.
Diverses gravures sur pierres réalisées il y a 2500 ans nous racontent que cet environnement hostile fut autrefois habité.

Parc TalampayaParc Talampaya

Parc TalampayaParc Talampaya

Aujourd'hui parc national et patrimoine de l'humanite, tout y est bien réglementé mais nous déplorons que Rolling Travel (pas tres argentin comme nom), une société de Cordoba (autre province) ait le monopole pour l'exploitation du parc et qu'il ne se soucie pas vraiment des touristes. Il est obligatoire de passer par eux et de payer au prix fort un tour rapide et succinct.

Il existe d'autres alternatives mais il faut avoir son propre véhicule ou partir d'un autre endroit.

Finalement 2h30 de tour contre 5h d'attente car le seul bus qui rejoint Villa Union passe vers 16h. D'ailleurs, nous ne le verrons pas car vers 16h30 on a eu la chance qu'on nous prenne en autostop.

Repartir de Villa Union ne fut pas une mince affaire non plus.  C'est sans compter le changement horaire de la nuit qu'une grande partie des Argentins a oublié.  C'est la première fois qu'un tel changement est opéré.  A cause de la crise énergétique qui sévit actuellement, le gouvernement a pris une décision d'urgence il y a  à peine quelques jours et tout le monde n'est donc pas au courant ce qui met en péril les horaires de départ et d'arrivée des bus. 

Toujours sous une chaleur accablante, nous prenons à 21h15 un bus local qui nous conduit a Patquia. On y est vers 0h50 après avoir eu l'occasion de traverser une mini tempête de sable et d'admirer la voie lactée et les éclairs d'orage incessants qui illuminaient le ciel à travers les fenêtres du bus.

Notre correspondance pour Mendoza est prévue à 1h15.
1h15 pas de bus / 2h pas de bus / 3h pas de bus.
On quitte le terminal qui n'en est pas vraiment un. C'est minuscule, les 3 bureaux sont fermés, pas un chat à l'horizon, on s'installe au bord de la route devant une petite épicerie avec 4 jeunes argentins. On tente d'arrêter les bus de la compagnie "soeur" de celle nous ayant vendu le ticket.
4h toujours pas de bus, l'épicerie ferme. Ils nous laissent 2 chaises de jardin qui devraient servir de lit car dans ce bled, le seul hêtel est bien évidemment fermé. Le sac à dos devient un matelas improvisé puis comme dans un rêve, un bus ralentit et entre dans le terminal. On attrape nos sacs et courrons jusqu'au bus sauveur. C'est bien un bus de Tramat pour ne pas citer cette compagnie foireuse. Quand on demande au chauffeur ce qui s'est passé? Il ose nous dire pourquoi on demande ça? Ah non pour rien, juste 3h de retard. L'autre chauffeur nous dit qu'ils ont dû changer de bus suite à un probleme technique.  On ne saura jamais si c'etait le bon bus; ils ont accepté nos tickets, c'était le plus important. Une fois dans le bus, on a "bien" dormi.

Nous avons atteri semi comateux vers 11h du matin à Mendoza et avons enchainé par la soirée de Nouvel An. Heureusement que nous restons quelques jours ici, la ville est très agreable, nous pourrons nous y reposer.

Par Laurence et Tristan
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